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La cliente connectée : adversaire ou nouvelle alliée ?

  • Photo du rédacteur: Houp Nature
    Houp Nature
  • 2 août
  • 3 min de lecture
influenceur qui présente des produits cosmétique la dernière tendance
Quel est l'influence des réseaux sociaux ?

Depuis quelques années, une chose est claire : les habitudes de nos clientes évoluent. Influencées par les réseaux sociaux, les tutos beauté ou les contenus pseudo-experts, elles deviennent plus curieuses, plus actives… et parfois un peu trop sûres de leurs découvertes.


En tant qu’esthéticienne facialiste, j’accueille de plus en plus de femmes qui arrivent avec des idées bien arrêtées : elles ont lu que tel actif faisait des miracles, vu que tel massage "anti-âge" se faisait avec une cuillère froide ou investi dans un appareil maison "révolutionnaire". Alors, faut-il s’en inquiéter ? Absolument pas. Mais il faut s’adapter.



La cliente connectée - informée n’est pas une concurrente

Beaucoup de femmes ne veulent plus être simplement “consommatrices” de soins, elles veulent comprendre ce qu’on fait, pourquoi, et comment elles peuvent prolonger les bienfaits chez elles. Et c’est tant mieux ! Parce qu’une cliente qui s’implique dans sa routine, c’est une cliente qui prend sa peau au sérieux.

Mais attention : ce n’est pas parce qu’on lit des posts Instagram qu’on devient experte en cosmétologie. Je vois souvent des peaux sensibilisées à cause d’une routine trop agressive, ou de l’utilisation mal encadrée d’appareils achetés en ligne. Mon rôle, dans ces cas-là, n’est pas de juger, mais d’éduquer la cliente connectée.


Quand l’influence devient trop légère, voire risquée

Ce que je trouve parfois problématique, c’est de voir certaines personnes parler de produits ou de technologies de soin sans réelle formation, sans connaissance approfondie de la peau ou de la cosmétique. Elles lisent la notice, répètent les promesses de la marque, et enchaînent les vidéos sponsorisées.


Certes, ce qu’elles disent peut être vrai. Mais quand trop de voix s’élèvent sans fondement professionnel, cela finit par brouiller le message. Trop d’avis, pas assez d’expertise.

Résultat : les marques gagnent en visibilité, mais la cliente peut finir par se perdre.


Je regarde ces contenus comme tout le monde. Je suis curieuse, ouverte… mais avec le recul qu’apporte l’expérience terrain et les formations spécialisées. Comprendre la peau, les actifs, les interactions entre produits, ce n’est pas seulement une question de tendance, c’est un vrai savoir-faire.Un bon produit, même très prometteur, peut devenir inefficace – ou inadapté – s’il n’est pas conseillé de façon personnalisée. C’est là que mon rôle prend tout son sens : aider à faire le tri, orienter en fonction de la réalité de la peau, et non des promesses marketing.


Diagnostics et examens des maladies de peau
Diagnostic de la peau

Mon expertise reste la clé de la confiance

Ce que mes clientes recherchent – au fond – ce n’est pas juste un soin visage ou un massage anti-âge. C’est un moment où elles peuvent poser des questions, vider leur sac, s’offrir une vraie parenthèse. Et surtout, c’est un accompagnement professionnel, qui tient compte de leur peau réelle, pas d’un diagnostic automatique sur une appli.


Je prends le temps d’expliquer pourquoi je choisis tel actif, pourquoi je ne recommande pas une technique “tendance”, ou comment adapter sa routine entre deux rendez-vous. Ce dialogue est essentiel. Et c’est aussi ça, être facialiste : savoir créer du lien, pas juste dérouler un protocole.


À domicile ou à l’institut, la demande change – notre métier aussi

Certaines clientes préfèrent désormais recevoir leurs soins chez elles, d’autres continuent à pousser la porte des instituts. Et il y a celles qui alternent les deux selon leurs besoins. Ces profils variés ne sont pas une menace, mais un appel à la flexibilité.


Proposer un diagnostic poussé, offrir un suivi entre deux soins, créer des rituels d’auto-massage à faire à la maison… ce sont des leviers concrets pour rester présente dans leur quotidien, même quand elles ne sont pas sur ta table de soin.



En résumé : ce n’est pas à nous de craindre le changement, c’est à nous de montrer que notre valeur ne se résume pas à une crème ou à un geste.

Notre métier est en train de s’élever vers plus de sens, plus de précision, plus de pédagogie.


Et cette évolution, si on la saisit bien, peut faire de nous non plus une simple prestataire, mais une véritable partenaire de beauté.

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